🇹🇳 Le Signe de la BĂȘte en Chine : Quand l'IA et la FlambĂ©e des Prix RĂ©inventent les ProphĂ©ties de Jean



Les Ă©crits de l'Apocalypse de Jean n'ont jamais semblĂ© aussi contemporains. Au-delĂ  des dragons et des cavaliers, c'est une phrase en particulier qui rĂ©sonne avec une froide actualitĂ© dans notre monde hyper-connectĂ© : "afin que personne ne puisse acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bĂȘte, ou le nombre de son nom." (Apocalypse 13:17). Aujourd'hui, cette prophĂ©tie semble prendre un visage technologique et Ă©conomique, notamment en Chine, oĂč la surveillance par l'IA et la volatilitĂ© des marchĂ©s crĂ©ent un nouveau type de "signe de la BĂȘte".

Jean 13:17 : Une ProphĂ©tie de ContrĂŽle Économique

L'idĂ©e de ne plus pouvoir "acheter ni vendre" est au cƓur de cette prophĂ©tie. Jean dĂ©crivait un systĂšme totalitaire oĂč la survie Ă©conomique dĂ©pendait de l'acceptation d'une "marque". Historiquement, cela a Ă©tĂ© interprĂ©tĂ© comme un sceau littĂ©ral ou une allĂ©geance idĂ©ologique. Mais Ă  l'Ăšre numĂ©rique, ce contrĂŽle prend une dimension bien plus sophistiquĂ©e.

La FlambĂ©e des Prix : Le "Cavalier Noir" de l'Économie

Avant mĂȘme l'intervention directe d'une "marque", la simple flambĂ©e des prix peut dĂ©jĂ  crĂ©er une forme de privation Ă©conomique. InspirĂ©e par le Cavalier noir de l'Apocalypse, qui tient une balance et dont le passage annonce une denrĂ©e rare et chĂšre (Apocalypse 6:5-6), l'inflation actuelle prive dĂ©jĂ  de nombreux citoyens de leur pouvoir d'achat. Acheter devient un luxe, vendre Ă  perte une nĂ©cessitĂ©. Cette instabilitĂ© Ă©conomique fragilise les populations, les rendant potentiellement plus mallĂ©ables face Ă  des systĂšmes offrant une solution, mĂȘme au prix de leur libertĂ©.

La Chine : L'Avant-Garde du ContrÎle Numérique par l'IA

C'est en Chine que l'on observe la concrĂ©tisation la plus frappante de ce potentiel "signe de la BĂȘte" dans le domaine de la surveillance par l'IA. Le systĂšme de crĂ©dit social chinois, bien que prĂ©sentĂ© comme un outil d'amĂ©lioration du civisme, illustre parfaitement comment l'accĂšs Ă  la vie Ă©conomique et sociale peut ĂȘtre conditionnĂ© par une Ă©valuation algorithmique.

  • Surveillance Ubiquitaire : Des millions de camĂ©ras de surveillance, couplĂ©es Ă  des systĂšmes de reconnaissance faciale ultra-performants, traquent les moindres faits et gestes des citoyens. Chaque infraction, chaque non-conformitĂ© aux normes sociales peut entraĂźner une baisse du score de crĂ©dit social.

  • Le "Signe" NumĂ©rique : Ce score de crĂ©dit social, bien que non une "marque sur la main ou le front", fonctionne comme tel. Il dĂ©termine si un individu peut acheter un billet de train ou d'avion, obtenir un prĂȘt bancaire, accĂ©der Ă  certains emplois, ou mĂȘme inscrire ses enfants dans de bonnes Ă©coles. Ne pas avoir un bon score, c'est ne plus pouvoir "acheter ni vendre" librement.

  • Le "Nom de la BĂȘte" (ou son "Nombre") : Le score lui-mĂȘme, un nombre, devient le passeport pour la participation Ă©conomique. Il est le "nombre" qui ouvre ou ferme les portes, sans lequel l'accĂšs aux transactions essentielles est compromis. L'IA, en gĂ©rant et en appliquant ce score, agit comme l'agent de cette "BĂȘte" numĂ©rique, dont les sept tĂȘtes pourraient reprĂ©senter les diffĂ©rentes facettes de ce contrĂŽle algorithmique total.

L'IA : Une BĂȘte sans Visage, un ContrĂŽle sans Appel

L'Apocalypse de Jean Ă©voquait un pouvoir tyrannique et facilement identifiable. Aujourd'hui, la "BĂȘte" peut ĂȘtre une IA dĂ©centralisĂ©e, sans visage humain, dont les dĂ©cisions sont perçues comme objectives et incontestables. Le contrĂŽle n'est plus exercĂ© par un empereur visible, mais par des lignes de code et des rĂ©seaux de donnĂ©es.

La flambĂ©e des prix rend les populations vulnĂ©rables, tandis que la surveillance par l'IA offre une solution d'ordre et de gestion, mais au prix d'une libertĂ© fondamentale. La prophĂ©tie de Jean, lue Ă  travers le prisme de notre Ă©poque, nous invite Ă  nous interroger : sommes-nous dĂ©jĂ  en train d'accepter un "signe" numĂ©rique qui, par notre dĂ©pendance technologique et Ă©conomique, dĂ©termine notre capacitĂ© mĂȘme Ă  vivre et Ă  interagir dans la sociĂ©tĂ© ?

Le débat n'est plus théologique, il est éthique et technologique.